Randonnée : La voie des Plantagenêts - Chemin de Compostelle

Trois "Chemins partagés" de Compostelle et du Mont Saint Michel permettent de relier ces deux grands sanctuaires de pèlerinage. Ils rejoignent la voie de Tours et le chemin de Compostelle. L’un de ces trois chemins, la « Voie des Plantagenêts », unit le Mont Saint Michel à Aulnay-de-Saintonge. En Anjou, elle court sur 167 km de Pouancé au Puy-Notre-Dame.

La « Voie des Plantagenêts » traverse Sainte Gemmes-sur-Loire. Son animation est assurée par l’association des amis de Saint Jacques de Compostelle en Anjou qui supervise la création d’itinéraires balisés entre le Mont Saint Michel et Saint Jacques de Compostelle.


  • Balisage : jaune et bleu. Le dessin d’une coquille indique la direction de Saint Jacques de Compostelle. Celui du Mont Saint Michel montre la direction inverse, vers le nord.
  • Durée : 1h40
  • Distance : 6,6 km
  • Accès au départ : rue du pont de Pruniers avant le chemin bitumé (ancienne voie ferrée du Petit Anjou) qui mène au pont. Un petit parking est disponible sur la droite, au niveau des terrains d’expérimentation du lycée du Fresne.

Sur la partie droite de la rue du pont de Pruniers qui remonte vers le chemin du Fresne, s’étant le domaine du lycée du Fresne. Il s’agit d’un important lycée d’enseignement général et technologique dans les domaines agricole et horticole. Il accueille près de 500 élèves. On y remarque un château construit au XIXème siècle et acheté en 1951 par le département de Maine-et-Loire.

Au fil du parcours

Le pont de Pruniers est aussi appelé le pont du Petit-Anjou ou pont de la Liberté; Le Petit Anjou était un réseau de chemin de fer secondaire, à voie métrique, situé en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire. Mis en service de 1893 à 1910, il fut fermé en 1948. La ligne Angers – Candé qui passait par le pont  avait été fermée dès août 1947.

Le 8 août 1944, les troupes alliées, commandées par le général Patton, arrivent près d'Angers. Elles prennent possession du pont qui n’a pas encore été détruit par l'ennemi et traversent la Maine. Elles prennent  à revers les troupes allemandes. La libération d’Angers suivra.  Désormais, le pont est réservé aux piétons et aux cyclistes.

Emprunter la rue du pont de Pruniers en descente.

Laisser sur la droite le chemin rural des Communes d’amont et emprunter le chemin des Prés Bas qui longe sur sa droite les prairies de la Baumette. Paysages au loin de la Maine et des hauteurs de Bouchemaine.

Laisser sur la gauche le chemin de Belligan qui passe devant le manoir de Belligan et continuer tout droit.

Le manoir de Belligan a été édifié au XVIème siècle. On peut supposer que son commanditaire était un familier du roi René d’Anjou.

Des fresques de la fin du XVème siècle recouvrent les murs de la grande salle du premier étage. Ce décor de nature reproduit des essences et feuillages de la région, des scènes de chasse, des oiseaux de la contrée. Belligan est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1988.

Arriver à une intersection. Laisser le chemin de terre sur la gauche et continuer tout droit sur le chemin des Prés Bas.

A un nouveau carrefour, laisser le chemin qui continue tout droit et emprunter le chemin de gauche. Traverser le chemin du Clos Lorelle et passer sous le pont de chemin de fer.

Continuer tout droit sur le chemin bitumé de Bernay. Après une première courbe, traverser la zone artisanale de Bernay.

Atteindre la route de l’Hermitage (D 411), la traverser (avec prudence, la circulation est rapide), puis partir sur la droite pour longer la D 411.

Passage devant la demeure « La Galonnière »

Le corps principal de la Galonnière remonte à la fin du XVème siècle ou du début du XVIème. Le terme “galonnière” désigne, en architecture, une construction en forme de préau, souvent accolée à une église pour protéger les fidèles lors des assemblées paroissiales. Mais aucune trace de la présence d’un édifice religieux n’a été conservée sur le site, ni dans la mémoire des archives.

Emprunter à gauche le chemin bitumé des Ruettes entre deux maisons. Le chemin oblique sur la gauche et monte légèrement. Arrivée au milieu des espaces horticoles. Continuer tout droit jusqu’à découvrir un panorama sur la zone horticole et ses nombreuses serres. Virer alors à droite et emprunter un large chemin de terre au milieu des cultures.

Du haut des Epivents, se contemple une étendue de serres horticoles construites dans les années 1990-2010. Sainte Gemmes-sur-Loire est devenue la première commune horticole de France par le nombre d’exploitants (une trentaine) et la production de géraniums et plantes à massifs. Depuis 2010, une reconversion s’est faite vers la production de potées fleuries. Il existe un producteur de fleurs coupées. Selon la saison, le randonneur peut se retrouver au milieu des cultures d’hortensias dont la culture bénéficie du microclimat entre Loire et Maine. En poursuivant sur ce chemin, il peut atteindre des champs de cultures de légumes (poireaux, salades…), puis longe des vergers de pommiers.

Atteindre la butte des Epivents, point culminant (21 m) de la commune de Sainte Gemmes-sur-Loire. Sur la droite, un panneau jacquaire en bois « Les Épivents » indique la distance à Saint Jacques de Compostelle (1 533 km) et au Mont Saint Michel (248 km).

D’où vient le nom des Epivents ? On dit que les vents d’Ouest ramenaient sur cette colline le bruit des équipages normands qui remontaient la Loire pour piller les villages riverains. D’où ce nom, le lieu d’où on épiait les vents pour prévenir le danger. Les moines du monastère qui s’élevait dans le secteur du Petit Saint Jean d’Empiré auraient été les premiers à cultiver la vigne sur le site où elle a disparu.

Redescendre par le chemin des Ruettes jusqu’à rejoindre la route de la Roche.

Prendre à gauche sur la route de la Roche en direction d’Angers.

Sur la gauche, la demeure du Mur Blanc

La construction de la demeure du Mur Blanc remonte au XVIIIème siècle. D’importants travaux ont été engagés dans les années 1970, dans le pur style Val de Loire, pour rétablir la demeure au plus près de ses origines : belle façade à ressant, toiture à la Mansart, cheminées.

Dépasser la maison du lieu-dit « Les Persillères » et obliquer immédiatement à droite pour emprunter un chemin au long du verger de pommiers. Ne pas suivre le chemin lorsqu’il  oblique sur la gauche. Continuer tout droit, franchir un fossé sur un passage béton, puis emprunter le chemin sur la gauche. Longer des vergers. A la rencontre d’un nouveau fossé, le contourner en poursuivant à droite sur le chemin.

Au croisement avec le chemin de terre de la Coulée, prendre à droite.

Longer les serres à gauche, puis la jardinerie Marionneau à droite. Aller au stop et  traverser la D112 pour franchir, de l’autre côté, le passage entre talus et haie. Ensuite, tourner à gauche en bordure des Hauts de Port Thibault sur le chemin du Chêne, puis à droite sur le chemin de la Venrie.

Prendre à gauche la route de Bouchemaine sur une très courte distance, puis emprunter sur la droite, en direction de la Loire, le chemin de Parthenay.

Longer la salle « Art-Image » sur la gauche, puis, après la barrière, tourner à gauche pour emprunter les larges quais de l’hôpital psychiatrique (Cesame), ou chemin de halage, entre murs de l’établissement et rives de la Loire avec perspective sur l’île aux Chevaux.

Les services administratifs de l’hôpital psychiatrique (Cesame) occupent un château construit entre 1701 et 1707, puis remanié par Georges Nicolas Baudard de Vaudésir, trésorier général des colonies françaises et ami intime de l’écrivain Marmontel. Un majestueux perron double est réalisé sur des colonnes à tambours. Des jardins français et de longues terrasses sont tracés. Le château devint en 1792 un refuge pour les prêtres insermentés. Le chef vendéen Henri de la Rochejaquelein y fera étape. En 1842, l’édifice devient propriété du Conseil général de Maine-et-Loire. Deux ans plus tard, celui-ci en fait l’asile départemental d’aliénés. 

Arriver sur une rotonde. Laisser la rue des Aralias à gauche qui monte vers l'église. Le chemin devient plus étroit et caillouteux. Panorama sur l’église à gauche.

L’église, dédiée à Sainte Gemmes-sur-Loire, a été fondée à la fin du XIIème siècle. Le bâtiment primitif à nef unique a été doublé en 1575 par un second vaisseau (du côté de la place). La nef est portée à la longueur actuelle en 1710 en même temps que sont créés le grand retable au-dessus de l’autel principal et l’autel de la Vierge. La nef a été remaniée en 1860 et un troisième vaisseau, du côté droit, a été construit.

Au pied de l’église, les jardins du presbytère présentent cinq niveaux de terrasses: jardin de curé à la française avec buis et massifs colorés, le jardin bleu, le jardin vert, le jardin jaune, la terrasse du chêne vert et le jardin botanique. Accrochées à un éperon rocheux, elles ont été restaurées et ouvertes au public en 1997. Elles offrent un superbe point de vue sur la Loire et l'Ile aux Chevaux.

Laisser un chemin à gauche.

Poursuivre jusqu'à  la vaste zone de pelouse du Pré Seigneur qu’il faut continuer à emprunter. Deux tracés peuvent être empruntés : la promenade de Belle-Rive avec deux belles demeures, El Biar et la Villa Antoinette, ou le sentier étroit au plus près du fleuve. 

Après le parking, traverser la route et laisser le pont sur la droite pour suivre en face les longues allées de la levée de l'Authion (canal) en direction des Ponts-de-Cé.


Association des amis de Saint Jacques de Compostelle en Anjou : définition de l’itinéraire, balisage, recherche d’hébergements

Association du Camp de César : commentaires sur les points intéressants du parcours


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