Le stand de l'Association aux Gemmoiseries 2008

1976

Le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU) est adopté. Il comprend un projet de rocade Sud contournant l’agglomération angevine par le Sud et franchissant la Maine.

1990

30 mai : Le Préfet définit le périmètre du nouveau Schéma d’Urbanisme de la région angevine.

1991

6 mars : Première réunion des 50 maires pour mettre au point méthode de travail et calendrier.

4 décembre : Création du Syndicat Mixte de la Région Angevine dont Jean MONNIER, maire d’Angers, est élu président.

1992

Octobre : « Rencontres », le magazine du District, publie les hypothèses de tracé hors zones urbanisées d’Angers et d’Avrillé non retenues dans le cadre de l’étude d’ensemble du contournement d’Angers. Parmi ces hypothèses, la variante C qui traverse le territoire de Sainte Gemmes-sur-Loire d’Ouest en Est . Elle « traverserait une zone fortement urbanisée et des secteurs sensibles comme le Val de Maine, la zone des Ardoisières et un secteur horticole ? Longue de 30 km, elle entraînerait des surcoûts considérables ».

1993

Octobre : Un document de la Commission « Infrastructures et grands équipements », animée par l’Agence d’Urbanisme de la Région Angevine, conclut à « l’intérêt que présente la réalisation d’une rocade au sud de l’agglomération angevine pour assurer son contournement. Le tracé qui figure au SDAU de 1976 s’avère aujourd’hui irréalisable, compte tenu du développement de l’urbanisation dans le secteur du Val de Maine ». La Commission opte pour une rocade Sud reliant Saint Jean de Linières aux Ponts de Cé au plus près de l’agglomération d’Angers. Un franchissement de la Maine est nécessaire. Dans un premier temps, on pourrait ne réaliser qu’une petite rocade en raccordant la déviation des Ponts de Cé au boulevard Barangé.
Mardi avant le 25 novembre. Les horticulteurs de Sainte Gemmes-sur-Loire, réunis au Bureau Horticole Régional, décident d’informer le Préfet de leur inquiétude quant au projet de rocade Sud.

29 novembre : Création de l’Association du Camp de César (président : Yves-Henri MARTIN)

Décembre : Le Conseil Municipal de Sainte Gemmes-sur-Loire se prononce contre le projet de rocade Sud.

10 décembre : Le Conseil Municipal de Bouchemaine se prononce contre le projet de rocade Sud.

1994

15 janvier : Naissance d’une coordination des associations opposées au projet de rocade Sud.

21 janvier : Réunion de Gérard POIRIER, maire de Bouchemaine, Guy POIRIER, maire des Ponts de Cé, et Louis BELLARD, maire de Sainte Gemmes-sur-Loire, avec le député Hubert GRIMAULT.

31 janvier : Rencontre des présidents des Associations avec Charles JOLIBOIS, Président de l’Association des Maires de Maine-et-Loire.

18 février : Réunion publique avec les maires de Bouchemaine , Les Pont de Cé et Sainte Gemmes-sur-Loire et les associations.

17 avril : Manifestation de 400 opposants au projet de rocade Sud près du pont de Bouchemaine

23 avril : La Coordination rencontre Hervé de CHARRETTE qui juge le projet irréaliste et qui, par courrier du 29 du mois, attire l’attention du président du Conseil Général, Edmond ALPHANDERY, sur ce sujet.

Le Syndicat Mixte liste les priorités d’infrastructure :
• Liaison autoroutière Nord
• Petite rocade sud au plus près d’Angers
• CD 112 avec nouveau pont
• Grande rocade avec passage de la Maine

9 mai : La Coordination rencontre Marc LAFFINEUR, Président de la Commission des Routes au Conseil Général, qui conclut à « la nécessaire amélioration des relations Est-Ouest au plus près du Sud de l’agglomération. La création d’une voie nouvelle vient donc tout naturelle ment à l’esprit ». Le Département demande au Syndicat Mixte d’étudier une solution d’utilisation et de modernisation de la voirie actuelle.

31 mai : Par courrier, Marc LAFFINEUR affirme que le département porte son intérêt sur les structures existantes.

Début juin : Le Directeur Départemental de l’Equipement affirme lors d’une réunion à la Préfecture que la saturation du réseau existant n’est pas envisagé avant l’an 2 020.

8 juin : Rencontre des associations avec M. CHAUVAIN, collaborateur du Ministre de l’Environnement Michel BARNIER.

27 juin : Un document de la Direction Départementale de l’Equipement précise à propos du secteur horticole de Sainte Gemmes-sur-Loire-Les Ponts de Cé : « Les intérêts devront être sauvegardés au mieux dans le choix d’un tracé de rocade Sud, au plus près de l’agglomération de la ville d’Angers, afin de maintenir une coupure verte agricole active au sud d’Angers et d’assurer un moindre impact au milieu environnemental ».

8 juillet : Le Syndicat Mixte se prononce en faveur d’un contournement Sud d’Angers par 45 voix pour, 15 contre et 7 abstentions. La rocade « assurera avec la rocade Est et le contournement Nord d’Angers une boucle complète de support de trafic de transit et du trafic interne çà l’agglomération (ce qui suppose d’assurer des échanges complets entre la rocade Est et cette rocade Sud, au lieu-dit La Monnaie sur la commune des Ponts de Cé. Cette rocade, d’autant plus efficace qu’elle sera proche de la partie agglomérée, peut aussi prendre la forme d’une petite rocade reliant le boulevard de Lattre de Tassigny au Pont des Musses, doublé d’un aménagement de la route départementale 112, compte tenu des problèmes d’environnement que peut soulever la première dans la traversée de la Maine »). Deux hypothèses de tracé sont retenues.

19 juillet : Le Président du Conseil Général écrit à Yves MARTIN, président de l’Association du Camp de César. Les études confirment la nécessité d’améliorer les relations Est-Ouest et il a reçu l’assurance du Président du Syndicat Mixte que les deux hypothèses seraient préservées.

4 août : Le Ministre de l’Environnement écrit « qu’il était tout à fait exclu que l’Etat participe à un projet de rocade Sud d’Angers, qu’il s’agisse d’un projet de tracé neuf ou d’aménagement sur place de la voie existante. Toutes les études qui ont pu être conduites par mes services ont, en effet, mis en évidence que ce projet ne présentait aucun intérêt national. L’Etat entend, en conséquence, porter ses efforts sur le contournement Nord d’Angers et sur les autoroutes Angers-Tours et Angers-La Roche-sur-Yon ».


8 novembre : Le Conseil Municipal de Bouchemaine demande au Syndicat Mixte de disjoindre le projet de rocade Sud de l’ensemble du Schéma Directeur.
Cette délibération, ainsi qu’une lettre commune signée des maires de Bouchemaine, Les Ponts de Cé et Sainte Gemmes-sur-Loire, sont adressées à tous les délégués du SMRA. A l’appui de leur lettre, les maires citent l’exemple des Pépinières MINIER (cf Le Courrier de l’Ouest du 10 novembre) pour qui la réalisation de la rocade Sud pourrait être fatale à l’entreprise.

10 novembre : Lettre de Jean-Charles TAUGOURDEAU, président du Conseil de surveillance du Bureau Régional Horticole et du Centre Régional Horticole, au président du Syndicat Mixte : « L’inscription de cette rocade, dont la nécessité n’est pas prouvée, porte un coup très dur au maintien et au développement de l’horticulture dans une région où les productions spécifiques contribuent largement au renom de l’Anjou. La nature des sols, leur aménagement et la climatologie font du secteur des Ponts de Cé et de Sainte Gemmes-sur-Loire un site irremplaçable pour certaines cultures (hortensias, rhododendrons, azalées)… »

10 novembre (Le Courrier de l’Ouest) : L’armée est consultée sur le projet de rocade Sud : « Les autorités militaires constatent que les emprises militaires risquent d’être touchées par le projet de rocade Sud, notamment la caserne Betrhezène. Elles demandent qu’un autre tracé soit envisagé et que, compte tenu de la montée en puissance de la garnison d’Angers, l’intégrité du domaine militaire soit non seulement préservée, mais que son extension soit envisagée ».

14 novembre : Le Syndicat Mixte de la Région angevine adopte le principe de rocade Sud par 49 voix pour, 28 contre, 5 blancs et une abstention.

12 décembre : Le Bureau Horticole Régional fait état de l’impact de la rocade Sud sur l’horticulture. Sont concernés 140 ha, 200 emplois, 12 à 20 entreprises dont 6 tenues par des jeunes de moins de 35 ans.

Dans le numéro de décembre de « Rencontres », magazine du District, la rocade Sud est déjà baptisée RN 260.

1995

Phase de consultation du District, des communes, des personnes publiques associées et des services de l’Etat.

13 février : Le Département décide que le Schéma Directeur était compatible avec ses intérêts. Mais le maître d‘ouvrage de la rocade devra faire la preuve que les avantages l’emportent sur les inconvénients au moment de l’enquête publique.

14 février : Les communes de Bouchemaine, des Ponts de Cé et de Sainte Gemmes-sur-Loire votent une motion contre le Schéma Directeur.

1er mars : La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Angers se prononce pour le Schéma Directeur avec un renforcement des liaisons transversales au sud d’Angers, que ce soit par une voie nouvelle ou par un élargissement du CD 112

16 mars : Lettre du Ministre des Transports au député Hubert GRIMAULT, déclarant en substance que :
• la rocade sud a été simplement envisagée pour régler un problème de déplacement au droit de l’agglomération angevine, mais qu’elle n’a fait l’objet d’aucune inscription. L’Etat ne paierait rien dans l’hypothèse d’une décision de la réaliser car ce n’est pas un projet d’envergure nationale ;
• le contournement Nord d’Angers suffirait sur 15 ans à absorber le trafic Nantes-Paris sur la RN 23
• si un problème de congestion apparaissait au bout de 15 ans, il faudra franchir la Loire au sud de l’agglomération et au sud du fleuve.

16 mars : Le Bureau du SMRA confirme le report à janvier 1996 de la phase de mise en consultation publique dans les mairies du dernier projet de tracé. Trois raisons à cet ajournement : l’avis de l’Etat, transmis par le Préfet, qui est assorti de remarques et de réserves ; les demandes ou observations critiques d’un certain nombre de communes ; les inondations du début d’année avec leur impact sur les espaces constructibles et l’annonce par l’Etat d’un nouveau projet routier sue la RN 162 Angers-Segré qui peut avoir des implications sur le schéma routier prévu.

17 mars : Le Comité syndical du Syndicat de la coupure verte donne un avis favorable au Schéma Directeur de la Région Angevine par 13 voix pour et 2 abstentions.

Le président du SMRA annonce également que trois autres hypothèses de tracé de la rocade Sud vont faire l’objet d’études poussées : la grande rocade ou rocade Sud (qui a sa préférence) ; la petite rocade (la même que la précédente sans traversée de la Maine) ; l’aménagement du CD 112 ; l’aménagement du CD 411 en 2 X 2 voies vers un nouveau pont à Bouchemaine.

10 juillet : Jean MONNIER est réélu à la présidence du SMRA.

Jeudi 30 novembre : Le Conseil Municipal de Sainte Gemmes-sur-Loire réaffirme son « opposition ferme à toutes formes de routes à 2 X 2 voies sur le territoire de la commune ».

8 décembre : Le Conseil Municipal de Bouchemaine prend officiellement position contre toute forme de tracés de rocade Sud et rejette toute perpective de franchissement de la Maine par une telle infrastructure.

1996

19 janvier : Lors de la remise de l’honorariat à l’ancien maire de Sainte Gemmes-sur-Loire, le Préfet précise que la décision de faire la rocade Sud appartenait aux seuls élus du SMRA, que l’Etat ne dirait pas comment faire la rocade, mais saurait dire comment ne pas le faire.

1er février au 1er mars : consultation publique du projet de Schéma Directeur de la Région Angevine et du dossier de la rocade Sud

23 février : Conférence de presse des associations opposées à la rocade Sud : les horticulteurs déclarent leur hostilité à la rocade Sud.

25 mars : Le Conseil Municipal d’Angers adopte le projet de Dossier de Voirie d’Agglomération incluant la rocade Sud

1er avril : Le Conseil du District émet un avis favorable sur le dossier de voirie d’agglomération par 57 voix pour, 9 voix contre et 2 abstentions. Trois scénarios (complétés de variantes « bus » mettant en scène les transports en commun) ont été envisagés pour mieux répartir les trafics sur l’agglomération :
• le scénario 2010 avec le contournement Nord d’Angers
• le scénario 2010 A qui ajoute des liaisons rapides au Sud : une courte rocade raccordée à la voie sur berge et une déviation par le CD 112, puis le pont de Bouchemaine qui verront leur capacité augmentée.
• Le scénario 2010 B qui conserve la courte rocade Sud et prévoit un nouveau tronçon directement raccordé à la RN 23, puis à l’autoroute. Le franchissement se fait en aval du pont de Pruniers, longe La Piverdière et rejoint la RN 23 à la Croix de la Masse.

Le Conseil a opté pour ce dernier scénario, mais il inscrit au dossier une alternative à ce projet qui prévoit la réalisation d’une rocade à 2 X 2 voies entre la courte rocade Sud et le pont de Bouchemaine, le long du CD 411 et la voie ferrée. Il demande aussi à l’Etat d’étudier un tracé sur le coteau après le franchissement de la Maine, proche de celui proposé dès 1976 dans le Schéma Directeur de la Région Angevine. Ce tracé entre le centre commercial de Pruniers et le Val de Maine serait en partie enterré.

4 avril : Le Syndicat Mixte de la Région Angevine adopte le schéma de voirie d’agglomération, incluant le projet de rocade Sud, par 56 voix pour, 23 contre. Le Président du Syndicat Mixte précise que le passage par la vallée de la Santé à Pruniers serait difficile à traiter sur le plan technique et très bruyant. Quant à un tracé parallèle au CD 411, ce serait « une aberration ».

4 avril : La Chambre de Commerce et d’Industrie est pour le principe d’un contournement routier complet de l’agglomération qui passe par l’achèvement dans les meilleurs délais du contournement Nord et par la réalisation d’un barreau Sud. La CCI ne fait pas le choix de la rocade sud, préconisant l’aménagement du CD 112 avec raccordement sur la rocade Est, une liaison entre le centre –ville et le CD 112 par le CD 411.

18 avril : A la fin d’une réunion avec le Directeur de la DDE , la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN), le District, des représentants des communes de Bouchemaine et Sainte Gemmes-sur-Loire, le Préfet Bernard BOUCAUD déclare qu’il n’y aura pas deux voies structurantes sur la commune de Sainte Gemmes-sur-Loire. Donc pas de rocade Sud et élargissement du CD 112, pas de petite rocade et élargissement du CD 411. L’urgence donnée à la liaison de la petite rocade pour développer l’argument bus est un élément nouveau qu’il n’approuve pas. Il faut attendre les effets du contournement Nord autoroutier d’Angers. L’Etat est opposé à l’élargissement du CD 112, jugé trop pénalisant pour les habitants. La Direction Régionale de l’Environnement n’autorisera pas le passage de la Maine. Reste la petite rocade qui se poursuivrait vers la Baumette avec élargissement du pont de l’Atlantique. Mais refus des militaires du passage sur leurs terrains et grosses difficultés pour élargir la voire sur la rive droite de la Maine.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Sauvegarde de la Loire angevine et la Sauvegarde de l’Anjou font savoir officiellement au président du Syndicat Mixte leur opposition au projet de rocade Sud pour ses répercussions sur l’environnement et la faune.

17 mai : Le numéro 4825 du Moniteur publie un article sur le thème « Angers revoit son plan de déplacements ».

20 mai : Dans le « Courrier de l’Ouest », le maire de Sainte Gemmes-sur-Loire fait allusion à une récente rencontre avec le Préfet qui « a précisé que rien ne sera fait tant que l’on ne connaîtra pas les effets du contournement Nord d’Angers….et que la commune n’aura pas à subir les effets combinés d’un passage à 2 X 2 voies de la route Bouchemaine –Les Ponts de Cé et d’une rocade Sud ».

1 juillet : Le Syndicat Mixte de la Région Angevine adopte le Schéma Directeur de la Région Angevine par 58 voix pour, 20 voix contre, 3 blancs et 2 abstentions. Le tracé de la rocade Sud emprunte la Maine en aval du pont de Pruniers et traverse Bouchemaine entre le lotissement du Val de Maine et Pruniers.

5 juillet : Le Conseil Municipal de Bouchemaine adresse une requête au Préfet pour que soit retirer du Schéma Directeur tout tracé de rocade Sud, voie express ou autoroute sur le territoire de la commune. Il rejette toute perpective de franchissement de la Maine par une telle infrastructure.

5 octobre : Naissance de Futura 2020, fédération de 8 associations opposées soit au projet de rocade Sud, soit au tracé Sud retenu du contournement Nord d’Avrillé, soit à la fermeture de l’aérodrome d’Avrillé, soit à la création de l’aérodrome de Marcé.

21 octobre : Le Conseil Municipal de Sainte Gemmes-sur-Loire rejette à l’unanimité, le Schéma Directeur de la Région Angevine « parce que les simulations de la circulation automobile sont basées sur des données périmées, par l’absence très nette de politique volontariste en faveur des transports collectifs urbains ». Le projet ne prend pas en compte « les effets du contournement autoroutier Nord qui soulagera le trafic urbain, l’importance écologique et paysagère de la vallée de la Maine, les nuisances et les contraintes excessives imposées à la commune ».

21 octobre : Le Conseil Municipal de Bouchemaine vote à l’unanimité le texte d’une requête au Préfet et au président du SMRA pour « que soit retiré le projet de rocade Sud tracé de Val de Maine Pruniers » prévu sur le territoire communal.

23 octobre : Le président du Conseil Général écrit à l’association de défense des habitants des boulevards Sud : « Une rocade Sud d’Angers me paraît essentielle. Cette rocade dont le tracé n’est pas encore précisément défini devra bien sûr présenter toutes les garanties pour l’environnement proche. Si cette voie, telle que la souhaitent la Ville d’Angers et le District n’était pas possible, cela nécessiterait le changement de gabarit de la route Les Ponts de Cé-Bouchemaine. Cependant la réalisation d’une nouvelle voie franchissant la Maine me semble une meilleure solution pour la circulation et pour l’organisation de l’agglomération angevine que le doublement de cette route ».

30 octobre : Parution d’un communiqué de presse du Syndicat des exploitants agricoles de la commune affirmant leur opposition au projet de rocade Sud.

Le Préfet n’estime pas nécessaire de transmettre les remarques des communes de Bouchemaine, Les Ponts de Cé et Sainte Gemmes-sur-Loire au président du SMRA. Les communes de Bouchemaine et Sainte Gemmes-sur-Loire, pour la rocade Sud, et la commune des Ponts de Cé pour un projet de réserve d’eau à Belle Poule, demandent donc au Préfet de saisir la Commission de conciliation.

6 décembre : La Commission de conciliation « ne remet pas en cause les grandes options définies par le Syndicat Mixte de la Région angevine à propose de la rocade Sud….. ». Elle se prononce en faveur du projet de Schéma Directeur et de la création d’une petite rocade à un horizon de 7 à 8 ans. Elle invite le Syndicat Mixte et la commune de Bouchemaine à pousser plus avant les études qui permettraient de faire un choix entre deux scénarios.


Les communes de Bouchemaine et Sainte Gemmes-sur-Loire, plusieurs associations (Approvam, Camp de César, Gaubourgs Champs St Martin, AOT) saisissent le Tribunal Administratif de Nantes et lui demandent de surseoir à l’exécution du Schéma Directeur de la Région Angevine.

1997

4 février : Le Commissaire du Gouvernement donne raison aux communes et aux associations, évoquant le « préjudice difficilement réparable » du SDRA et estimant que ce dernier souffrirait d’une « erreur manifeste d’appréciation » dans la mesure où la liaison routière envisagée traverse les basses vallées angevines, des sites et monuments inscrits et une zone horticole de 700 ha. Le jugement est mis en délibéré.

19 février : Le Tribunal Administratif de Nantes demande au Syndicat Mixte de la Région Angevine, aux communes de Bouchemaine et de Sainte Gemmes-sur-Loire et aux associations « d’apporter la preuve écrite que la délibération attaquée est devenue exécutoire ».

19 février : Le journal « Le Moniteur » organise une table ronde au Centre des Congrès sur le thème du Schéma Directeur de la Région Angevine.

10 mars : Le Conseil Municipal de Bouchemaine refuse de choisir entre le tracé Val de Maine et celui de la Piverdière.

12 mars : Le Syndicat Mixte de la Région Angevine approuve les modifications apportées au Schéma Directeur de la Région Angevine adopté le 1er juillet par 61 voix pour, 22 contre. Sur Bouchemaine, la rocade Sud serait en tranchée couverte et paysagère entre le lotissement du Val de Maine et Pruniers.

17 juin : La Ville d’Angers demande au District, qui l’accepte, d’acheter 8 000 m² de terrains et d’entrepôts de l’ancienne entreprise Jovlac, rue des Petites Musses, pour en faire une réserve foncière « nécessaire à la réalisation d’équipements publics ». Le site est situé sur le tracé prévu pour la petite rocade.

1er juillet : Le Commissaire du Gouvernement invite le Tribunal Administratif de Nantes à prononcer le sursis à exécution du Schéma Directeur de la Région Angevine. Principaux motifs : préjudices difficilement réparables (une cinquantaine d’exploitations agricoles), erreur manifeste d’appréciation commise lors de l’élaboration du SDRA qui porte atteinte à une zone horticole de 700 ha et à des monuments classés ou inscrits.

8 juillet : Le Tribunal Administratif de Nantes prononce le sursis à exécution du Schéma Directeur de la Région Angevine incluant le projet de rocade Sud. Il s’agit d’une première en France pour un schéma d’urbanisme. Il reste au Tribunal à se prononcer sur le fond. Le Syndicat Mixte de la Région Angevine saisit la Cour administrative d’Appel de Nantes en recours du sursis à exécution. Dans l’immédiat, les procédures de révision des Plans d’Occupation des Sols sont stoppées.

20 décembre : L’AOT (Association Opposée au Tracé, Bouchemaine) fait remarquer que, en cas d’annulation du Schéma Directeur, ce n’est pas le tracé du SDAU de 1976 qui s’imposerait. En effet, « dès 1978, les POS de Bouchemaine et de Sainte Gemmes sont été établis sans qu’il soit fait mention du tracé de 1976. C’est donc qu’il était abandonné ».

1998

5 mars : Avant de quitter le Maine-et-Loire, le préfet Bernard BOUCAULT a réduit l’avant-projet de zone de protection Natura 2000 de la vallée de la Maine entre Bouchemaine et Sainte Gemmes. Il en a exclu l’endroit où l’éventuel pont de la rocade Sud est prévu. Le Conseil Municipal de Sainte Gemmes-sur-Loire conditionne son accord sur Natura 2000 à la préservation intégrale des Basses Vallées angevines et du site de la Vallée de la Loire.

16 mars : Le Conseil Municipal de Bouchemaine vote une délibération demandant que l’avant-projet de zone de protection Natura 2000, comprenant toute la vallée de la Loire depuis Nantes ainsi que celle de la Maine jusqu’à Angers, y compris le lac de Maine, soit maintenu. Il autorise le maire de Bouchemaine à conduite toutes les actions et tous les recours pour faire valoir ces revendications, y compris auprès de la Cour de Justice des Communautés Européennes.


31 mars : Le Syndicat Mixte de la région Angevine décide de faire réaliser par un bureau d’études indépendant une étude d’impact de sept hypothèses du projet de rocade Sud. Il prend en compte parmi ses hypothèses l’élargissement à 2 X 2 voies du CD 112 en le raccordant à la rocade Est et en franchissant la Maine à hauteur du pont de Bouchemaine pour rejoindre l’échangeur A 11 à l’échangeur de Troussebouc.

15 avril : La Cour administrative d’Appel de Nantes confirme le sursis à exécution du Schéma Directeur de la Région Angevine pour les communes de Bouchemaine et Sainte Gemmes-sur-Loire. Par contre, la Cour d’Appel a jugé que le choix du scénario n° 3 ne présente pas un caractère de nature à justifier le sursis à exécution pour les associations requérantes.

5 mai : Le Tribunal Administratif de Nantes annule la délibération du SMRA adoptant le Schéma Directeur de la Région Angevine. Le SDAU de 1976 redevient le document en vigueur et les POS doivent devenir compatibles.

« Considérant qu’il résulte des pièces du dossier que cette voie nouvelle, telle que prévue par le scénario n° 3, doit traverser des zones comportant des sites d’une grande richesse écologique et paysagère, à savoir Zones d’Importance Communautaire pour les Oiseaux (ZICO) répertoriées en application d’une directive européenne du 2 avril 1979, zones humides d’importance internationale recensées au titre de la convention de Ramsar et classées en Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 2, zones humides des prairies de la Baumette classées en ZNIEFF de type 1 »

« Qu’en outre, la « petite rocade Sud » doit traverser des zones inscrites à l’Inventaire des sites pittoresques du département, comme les bords de la Maine, et des espaces de protection de monuments classés ou inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques, notamment la partie Nord de la commune de Sainte Gemmes-sur-Loire »

« Qu’enfin cette voie de circulation compromettrait l’unité d’une zone horticole étendue dont l’importance majeure est reconnue par ailleurs dans le Schéma Directeur de la Région Angevine attaqué »

« Que dès lors, les requérantes sont fondées à soutenir que ce tracé tel que traduit dans le choix du n° 3 et alors même que l’ouvrage pourrait permettre de répondre à un besoin établi est entaché d’erreur manifeste d’appréciation »

« Que la délibération attaquée en date du 1er juillet 1996, rendue exécutoire par la délibération en date du 24 mars 1997, doit, par suite, être annulée ».

Il s’agit de la troisième prise de position de la justice dans le même sens (ainsi que de la troisième prise de position du Commissaire du Gouvernement) après le premier jugement du Tribunal Administratif de Nantes sur le sursis à exécution et le second jugement de la Cour administrative d’Appel de Nantes en appel sur le sursis.

6, 7 et 9 mai : « Le Courrier de l’Ouest » publie « Les idées qui construiront l’avenir d’Angers », éléments confidentiels d’un document daté du 4 décembre 1997 et destiné au « groupe politique de pilotage » de la mairie d’Angers. A propos du projet de rénovation du quartier de la gare, est évoquée l’idée d’améliorer l’accès à la gare. Une nouvelle voie viendrait de la Baumette, empiétant sur des terrains situés entre le Pont Noir et la caserne Eblé, d’une part, et entre le pont Noir et la gare, de l’autre. Cette voie montante pourrait, si elle voyait le jour, être raccordée également aux boulevards Sud et même à la future rocade Sud.

25 juin : L’avocat du Syndicat Mixte de la Région Angevine dépose ses conclusions auprès de la Cour administrative d’Appel et demande l’annulation de la décision du Tribunal administratif. Ce mémoire est accompagné d'un premier mémoire additionnel demandant "subsidiairement de dissocier la Rocade sud du SDRA". Par un second mémoire additionnel, il demande le maintien minimum de la petite rocade Sud.

3 juillet : Le Président du Syndicat Mixte de la Région Angevine informe le Bureau du SMRA de sa décision de faire appel.

31 juillet : Le syndicat des exploitants agricoles de Sainte Gemmes-sur-Loire, horticulteurs, maraîchers, arboriculteurs, pépiniéristes, paysagistes et viticulteurs, se dit scandalisé de la démarche entreprise par le SMRA auprès d’eux : propositions de réinstallations, questions sur les chiffres d’affaires, demande d’évaluation pour un abandon de leurs terres et de leurs équipements. Un chargé d'étude sur le milieu agricole gemmois concerné par le projet a en effet rencontré un certain nombre d'exploitants agricole de la commune.

1999

17 février : Le SMRA a déposé un mémoire.

Février : Ou on apprend que le Préfet et le Président du District (et maire d'Angers…) ont récemment rencontré le Ministère pour évoquer notamment la rocade Sud. Mais l'Etat n'entend pas assumer la maîtrise d'ouvrage de cette infrastructure.

***

Réuni en Assemblée Générale extraordinaire, le Syndicat agricole de Sainte Gemmes-sur-Loire, regroupant horticulteurs, maraîchers, pépiniéristes, arboriculteurs et vigneron, a tenu à réaffirmer fortement son opposition au projet de Rocade Sud, retenu par le Syndicat Mixte de la Région Angevine. « Il rejette également toute autre voie nouvelle en raison des dommages très graves qui en découleraient pour l’activité horticole en particulier et agricole en général, qui regroupe une cinquantaine d’exploitants, employant plus de 500 ouvriers agricoles en permanence, sur plus de 700 hectares, dont 400 spécialisés ».

« Les atouts de Sainte Gemmes-sur-Loire sont connus : réseau d’irrigation performant, réseau de gaz chauffant des dizaines d’hectares de serres, microclimat plus chaud que le reste de la vallée de la Loire avec des conséquences irréfutables pour la culture de certaines plantes, telles hortensia, camélia, azalée... ».

« Certaines entreprises sont en plein développement, d’autres s’installent : toutes attendent des surfaces disponibles ».

« Nombreux espaces naturels, lieux de promenade et de détente très fréquentés, ont de tout temps fait de Sainte Gemmes-sur-Loire le « poumon vert » de l’agglomération angevine ».

« Or en dépit de trois jugements consécutifs annulant le Schéma Directeur et donc la Rocade Sud, le Président du District de l’Agglomération Angevine, sans le moindre respect pour la chose jugée, poursuit son action d’intimidation : réunion d’information où il annonce sa volonté de passer « de gré ou de force », étude incomplète et très sous-évaluée de la réalité horticole, contacts et propositions fermes aux exploitants agricoles sans en informer les autorités, en particulier syndicales. Son action se place en totale contradiction avec les décisions antérieures de faire de Sainte Gemmes-sur-Loire une zone horticole en pointe, ce qui la place actuellement dans les toutes premières communes horticoles de France. Les menaces qu’il fait courir à l’ensemble de notre profession sont graves : il est nécessaire qu’en soient informés tous les membres du District et du SMRA qui n’ont sans doute pas, à l’égard de la justice, la même insouciance ».

***

Les communes de Sainte Gemmes-sur-Loire et Bouchemaine ont voté contre l'avant-projet de Plan de Déplacements Urbains (PDU) de l'agglomération angevine, proposé par le Sytra (Syndicat des Transports Angevins), comportant la rocade Sud.

2000

15 avril au 15 mai : Enquête publique sur le PDU.

30 juin : la Cour Administrative d’Appel rétablit le SDRA, à l’exception de la grande rocade franchissant la Maine

30 juin : Le SYTRA adopte le PDU, ce qui le rend opposable aux POS et aux tiers. Ce document d'orientation peut permettre de faire passer la rocade…

Septembre : après avis d'un avocat, l'association du Camp de César dépose un pourvoi conservatoire auprès du Conseil d’Etat contre le jugement du 30 juin 2000. La commune de Sainte Gemmes-sur-Loire fait de même. Deux pourvois séparés, mais un même avocat.

Le District a adopté le lancement de la révision du POS de Sainte Gemmes-sur-Loire pour y inscrire la rocade. La commune a voté contre et Bouchemaine s'est abstenue.

12 décembre : La Sauvegarde de l'Anjou, association agréée Environnement, et la fédération d'associations Futura 2020, ont décidé d'attaquer le PDU qui comprend la rocade Sud complète. L'association du Camp de César décide de se joindre à eux, précisant dans sa délibération : "Notre coopération s'inscrit dans une perspective d'amélioration de la qualité de la vie dans l'agglomération angevine avec comme point d'appui les lois LOTO sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie"...

2001

L'association du Camp de César fait parvenir une mise au point à la presse suite à une déclaration du maire de Bouchemaine liant la réalisation du contournement nord d'Angers et de la petite rocade à la décision de faire ou non la grande rocade Sud.

19 avril : Le Conseil d'Etat juge recevable le pourvoi de l'association. La sous-section d'instruction n'a pas suivi le commissaire du gouvernement qui avait conclu à la non admission de la demande du Camp de César.

2002

22 février : le Conseil d’Etat déboute la commune de Ste Gemmes et l’Association du Camp de César.

30 mai : Le SYTRA (Syndicat des transports urbains d’Angers) décide la révision du Plan de Déplacement Urbains pour le mettre en conformité avec la loi Solidarité et Renouvellement urbain.

20 juin : le Tribunal administratif de Nantes prononce l'annulation du Plan de Déplacements Urbains pour insuffisance de concertation.

5 novembre : conférence de presse sur le thème du développement durable. Autour de la Sauvegarde de l'Anjou, CACTUS, l'Association des Habitants du Val de Maine, l'ADRAAM (riverains de l'aéroport d'Angers-Marcé), l'AREN (riverains de l'usine d'incinération) et l'Association du Camp de César ont présenté tour à tour les dossiers angevins qui vont à l'encontre du développement durable.

9 décembre : Les élus du conseil d'agglomération adoptent à l'unanimité la poursuite du projet de tramway dont la première ligne doit entrer en service en 2008.

2003

25 janvier : Lors de l'assemblée générale de l'association, le Maire de Ste Gemmes-sur-Loire rapporte le contenu d'une réunion récente rassemblant le président du Conseil général, le vice-président en charge des infrastructures routières, le directeur de la DDE, les maires de Beaucouzé, Bouchemaine, Les Ponts de Cé et Sainte Gemmes-sur-Loire.

Le Département et Angers Agglomération sont d'accord sur trois nécessités :
• Etablir une liaison sud entre Beaucouzé et Les Ponts-de-Cé
• Sortir de la gare vers le sud et partir vers l'est pour rejoindre la rocade Est
• Limiter le trafic sur les voies sud (qui absorbent beaucoup de circulation de transit).

Un projet prenant en compte ces trois nécessités a été commandé à un cabinet d'étude qui rendra ses conclusions fin 2003.

Le document remis lors de cette réunion n'est pas indiqué comme "projet", mais comme souhait pour l'avenir. Le maire de Sainte Gemmes-sur-Loire a accepté qu'il soit présenté comme document d'étude de possibilité. Il s'est opposé à la déclaration de principe de l'utilisation du CD 102 Beaucouzé-Bouchemaine car c'était courir le risque d'avoir deux voies Ouest-Est sur la commune. Pour lui, il n'est pas question d'avoir sur la commune deux voies rapides Ouest-Est, une liaison Nord-Sud via la 411 et une liaison CD112-Rocade Est. Une prochaine réunion aura lieu entre les maires de Bouchemaine, Les Ponts de Cé et Sainte Gemmes-sur-Loire.
14 février. Le comité syndical du SYTRA engage une nouvelle procédure d’élaboration du Plan de Déplacements Urbains. Objectif : adoption en juillet 2004.

7 avril : Adoption du projet d'agglomération qui résume les orientations de l'agglomération pour les 15 prochaines années. Il n'est pas fait allusion aux plans de circulation.

24 novembre : Le projet d’aménagement et de développement durable lié au Plan local d’urbanisme du secteur Ouest de l’agglomération est présenté au conseil municipal de Bouchemaine. Le document évoque un nouveau franchissement de la Maine au niveau du bourg.

26 novembre : Lors d’une réunion analogue, le maire des Ponts de Cé évoque la question d’une liaison sud pour désengorger les avenues Galliéni et de l’Amiral Chauvin.

17 décembre : Pour le maire de Sainte Gemmes-sur-Loire, si rocade sud il doit y avoir sur le territoire de la commune, c’est au nord en limite d’Angers et non pas sur le CD 112.

2004


19 janvier : André Lardeux estime que le futur contournement Sud doit passer à Bouchemaine avec deux solutions au choix : longer la voie ferrée depuis Angers ou doubler la route Les Ponts-de-Cé-Bouchemaine avec un système d’échangeurs pour ne pas isoler Sainte Gemmes-sur-Loire.

Mars : Sans attendre les résultats de l’étude demandée par l’agglomération d’Angers sur les différentes hypothèses de liaisons au sud d’Angers , Jean-Claude Antonini inscrit le tracé de la rocade sur le Plan local d’urbanisme de Sainte Gemmes-sur-Loire.

25 mars : Le conseil municipal de Sainte Gemmes-sur-Loire adopté l’avant-projet de PLU incluant le tracé de la rocade. Il est précisé que, comme le prévoyait le Schéma directeur de la région angevine, approuvé en 1996, l’opportunité de la réalisation de la liaison sud devra être appréciée au regard de l’évaluation des effets de la mise en service du contournement nord d’Angers. Autre engagement : que le CD 112 ne soit utilisé qu’en desserte local et non pas comme voie structurante d’agglomération.

Juillet : Présentation aux élus de Sainte Gemmes-sur-Loire de l'étude demandée par le Département pour le contournement sud d'Angers.

Octobre : Enquête publique du Plan de déplacements urbains angevin : contribution de l'association du Camp de César.

2005

Février-Mars : Enquête publique du Plan local d’urbanisme de Sainte Gemmes-sur-Loire : contribution de l'association du Camp de César.

15 Mars : Les élus de l’agglomération d’Angers adoptent le Plan de déplacements urbains angevin. La commission d’enquête a estimé que, au-delà du projet de rocade sud, « une grande rocade contournant les agglomérations semble inéluctable »

23 juin : Le Conseil général a inscrit la rocade au sud de l'agglomération d'Angers dans son schéma départemental routier. Cinq conseillers généraux de gauche de l'agglomération se sont abstenus. Le calendrier serait le suivant : trois ans de concertation, trois ans de procédures réglementaires et d'études, quatre années de travaux. Si la rocade était réalisée, ce serait à l'horizon 2015. Et le président du Conseil général a rappelé qu'il faudrait mesurer les effets du contournement d'Angers sur la circulation au sud avant de prendre la décision.

28 juin : Adjoint au maire, chargé des affaires sociales, Hervé Carré a été sanctionné par Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, pour ses prises de position dans le dossier de la rocade sud. Ses délégations d'adjoint lui ont été retirées.

7 juillet : Le PLU Sud Ouest (dont secteur de Sainte Gemmes sur-Loire), incluant un emplacement réservé pour la rocade sud, est adopté. 7 juillet 2005. Rejetée par lui. Poursuite de notre action en vue de faire retirer le fuseau de rocade sud des documents graphiques..

13 et 14 octobre : Colloque européen sur le modèle des villes dans le cadre du développement durable à Angers. L'exposition « Angers 2015, projet de ville » est organisée dans ce cadre au musée des Beaux-Arts. Les projets incluent une future rocade sud et on peut lire dans le catalogue de l'exposition : « La future liaison sud reliera les Ponts de Cé au pont de l’Atlantique, via une nouvelle route à deux fois deux voies, à travers les terrains horticoles situés aux franges de la ville »....« Cette liaison sud devrait libérer les boulevards sud (Robert d’Arbrissel, Albert Blanchouin, de la Liberté) au bénéfice de la tranquillité des riverains ».

14 décembre : Signature d'un accord-cadre voirie entre le Département et Angers Loire Métropole : le programme inclue la réalisation d'une future liaison sud.

20 décembre : Lancement du Schéma de Cohérence Territorial. Le SCOT qui succédera au Schéma Directeur de la Région Angevine concerne 66 communes et 300 000 habitants.

30 décembre : Le Président d'Angers Loire Métropole annonce dans "Le Moniteur" que d’ici 2012, on peut boucler le contournement de l’agglomération.

2006

9 janvier : Le Conseil général passe une convention avec la Safer Maine Ocean pour la constitution d'une réserve foncière de 31 hectares concernant l'aménagement de la liaison sud d'Angers sur les communes de Sainte Gemmes-sur-Loire, Les Ponts-de-Cé et Angers.

8 juin : Angers Loire métropole vote une convention avec le Conseil général, prévoyant le financement du projet de rocade sud (160 millions d'euros) à 50/50.

28 novembre : Le Syndicat mixte de la région angevine lance la révision du Schéma directeur de la région angevine (SDRA) de 1976. Il s’agit du SCOT (Schéma de cohérence territoriale). L’objectif est d’aboutir à un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) et d’orientations stratégiques.

2007

13 janvier : Le Courrier de l'Ouest fait un tour d'horizon des investissements majeurs engagés depuis 25 ans dans l'agglomération angevine. Au chapitre "Routes et transports", la Rocade sud : 300 millions d'euros (prix "officiel" : 160 millions d'euros). Le chiffre paru dans la presse n'a jamais été démenti.

4 avril : "Les Verts souhaitent un moratoire sur tout projet d'autoroute ou de rocade afin d'accorder la priorité aux transports collectifs et aux modes de déplacement doux...En ce qui concerne le projet de rocade sud, s'il devait se confirmer.....il ne pourrait se concevoir, à notre avis, qu'à condition qu'on ferme un nombre de kilomètres d'autoroute équivalent à celui des kilomètres qui seraient ainsi créés, à commencer par la voie sur berge. De surcroît, toujours dans cette hypothèse, il faudrait impérativement veiller à ce que les conditions d'insertion et de protection de l'ouvrage soient particulièrement travaillées, en concertation avec nos concitoyens et avec les riverains potentiels" (Gilles Mahé, candidat des Verts aux législatives dans la 1ère circonscrpition d'Angers).

13 juillet : Première réunion du comité consultatif sur le projet de rocade Sud mis en place par la Direction des Routes Départementales (Conseil général). Ce comité comprend, outre des élus des communes et des représentants des administrations, des associations concernées comme l’association du Camp de César.

1er décembre : Le conseil municipal d'Angers vote les modalités de la concertation publique sur le projet de rocade sud. Bernadette Caillard-Humeau, appartenant au groupe "Servir Angers", se prononce contre ce projet de rocade sud : "Toute nouvelle infrastructure est un aspirateur à voiture qui ne résoudra que provisoirement les problèmes de congestion automobile. Toute nouvelle infrastructure encourage l'étalement urbain, génère de la pollution de l'air". Gilles Mahé, adjoint à l'environnement et chef de fil des Verts, fait part également de son opposition.

2008

20 janvier : Le Conseil général ouvre sur son site Internet la phase de concertation du public sur le projet de rocade sud.

4 février : Conférence de presse de présentation organisée par Stop Rocade, nouvelle association opposée à la rocade sud.

15 février : La sauvegarde de l'Anjou demande à sa fédération nationale France Nature Environnement de saisir la Commission nationale du débat public. Elle souhaite obtenir la mise en oeuvre d'un débat public sur l'opportunité et les objectifs du projet de rocade sud.

24 avril : Ouverture du contournement nord autoroutier d'Angers.

14 mai : La Commission nationale du débat public demande au Conseil général de mener une "concertation approfondie" sur le projet de rocade sud, notamment par le biais de réunions publiques.

31 mai : Sur le thème « La rocade sud.... comme si vous y étiez », l’association du Camp de César organise un repérage sur le tracé de ce projet d’infrastructure routière. Environ 300 personnes sont ensuite accueillies sous un chapiteau sur le site du Camp de César (chemin du Hutreau) pour examiner des vues inédites du projet vu du ciel.

5 septembre : Le président du Conseil général réunit l'ensemble des élus concernés par la projet de liaison sud. Un architecte urbaniste lyonnais, Jean-Vincent Berlottier, assistera le Département en tant qu'expert dans le cadre de cette procédure. Il s'engage à "ne prendre aucune décision sur ce projet tant que l'analyse de l'efficacité du contournement nord ne sera pas connue, c'est-à-dire début 2009".

2009

21 avril : L'annulation du PLU du centre de l'agglomération (communes d'Angers, Avrillé, Saint-Barthélémy-d'Anjou et Trélazé) est prononcée par le tribunal administratif de Nantes sur un recours de La Sauvegarde de l'Anjou. Cette décision supprime la partie de l'emplacement réservé pour la rocade sud qui se trouvait sur ce PLU (descente vers la Baumette et le pont de l'Atlantique notamment). Le jugement du tribunal s'est appuyé sur le fait que le PLU ne recensait que 265 ha d'espaces boisés classés alors que de précédents documents d'urbanisme chiffraient ces espaces à 411 ha. Par ailleurs, le tribunal a souligné que le « rapport se borne à recenser six quartiers et à en décrire les caractéristiques sans mentionner les critères d'ordre historique et architectural ».

Par ailleurs, les juges ont relevé que le tracé de la voie de contournement sud d'Angers, prévue dans le PLU, traversait une zone jusqu'alors considérée comme un espace boisé classé. Qu'il était occupé par le site archéologique du Camp de César. Qu'il longeait le quartier de la Roseraie densément peuplé.

15 juin : L'association Graines d'Angers organise un débat citoyen sur le thème "Rocade sud ? Comprendre, débattre". Invités : Conseil général, Association du Camp de César, Stop Rocade, Sauvegarde de l'Anjou. Deux cents personnes assistent à cette manifestation. Ou l'on apprend que le trafic prévu sur la rocade sud est passé de 50 000 à 37 000 véhicules jour.

Le lendemain, Ouest-France publie une page spéciale sous le titre "Pourquoi la rocade sud a du plomb dans l'aile". En voici le contenu :

Rien n'est officiel, mais il se murmure que le conseil général réfléchit à se désengager du projet. En cinq points, voici les raisons qui peuvent inciter la collectivité à ne plus financer cette voie rapide.
Le projet est remis en cause par les juges

Le plan local d'urbanisme centre a été annulé en avril. Et l'une des raisons soulevées par les juges du tribunal administratif de Nantes, c'est que ce projet « jouxte une zone densément peuplée, le quartier de la Roseraie » ; qu'il traverse des espaces boisés, dont « un site archéologique d'une valeur patrimoniale rappelée par le préfet en 2005 » ; qu'aucune information n'a été fournie par l'agglo sur « les incidences que pourrait comporter la mise en ouvre de ce projet », et notamment sur l'environnement. Bref, copie à revoir.

Divergences au sein de la majorité municipale

Depuis les élections municipales de 2008, la première adjointe d'Angers, également chargée des déplacements à l'agglo, n'est autre que Bernadette Caillard-Humeau. Or, en 2007, alors qu'elle se trouvait encore dans l'opposition, elle déclarait : « La rocade Sud n'est pas le projet à promouvoir : les périphériques sont-ils toujours nécessaires alors qu'ils sont un aspirateur et un encouragement au déplacement en voiture ? » On la voit mal changer d'avis sur un sujet qui lui tient tellement à coeur. Idem pour les élus Verts qui en ont fait depuis toujours l'un de leurs chevaux de bataille. Après l'annulation du PLU, ils ont souhaité « que les élus des communes concernées et de l'agglomération approfondissent les éléments avancés par le tribunal administratif sur la rocade sud ». En clair, rien ne presse.

Le vote écolo rejette le « tout voiture »

Des élus verts dont le poids est devenu crucial depuis le scrutin européen : à Angers, avec 20 % des voix, la liste Europe écologie est passée devant celle du Parti socialiste. Parce que les électeurs angevins ont donné un signe clair, il ne peut plus être question de promouvoir un projet qui favoriserait, une fois de plus, la circulation des voitures dans la ville.

La crise est passée par là

Comment être sûr que l'agglomération elle-même tient encore au projet ? Jean-Claude Antonini l'a dit et redit : la crise est là, et les finances de l'agglomération ne sont pas au mieux. Des incertitudes pèsent sur certaines aides de l'État qui n'arrivent pas, et sur l'avenir de la taxe professionnelle qui va disparaître. Les priorités changent, et du coup, il faudra certainement faire des choix dans certains projets impulsés par l'agglomération angevine. Un argument pour laisser de côté un projet qui coûterait cher - quelque 80 millions d'euros - à l'agglo...

Le conseil général aurait le « mauvais rôle »

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le conseil général accepterait-il d'avoir « le mauvais rôle » en prenant la maîtrise d'ouvrage d'un projet qui ne fait pas l'unanimité au sein même de la majorité angevine ? De là à ce que Christophe Béchu annonce à la prochaine session du conseil général, le 22 juin, qu'il donne coup d'arrêt au projet ? Interrogé, il se contente de dire que « ce point n'est pas à l'ordre du jour de la prochaine session de l'assemblée départementale ». Mais de confier qu'il pourrait y avoir du neuf à la rentrée. Il doit rencontrer, au mois de septembre, le comité d'usagers de la liaison Sud. « On décidera après. »

22 juin : Les Verts demandent au Conseil général d'annuler le projet de rocade sud

4 juillet : La majorité municipale de la Ville d'Angers expose une "vision partagée d'une liaison sud". Elle reconnait qu'une forme autoroutière n'est pas adaptée. Elle se dit "ouverte aux diverses conclusions pouvant ressortir des études, y compris la création d'une éventuelle liaison sud, à condition que sa forme soit celle d'une voirie urbaine, apaisée, à la vitesse limitée à 50 km/h et sans échangeur en ouvrage, combinée à un développement des transports en commun". Le maire d'Angers a par ailleurs regretté que les études" tardaient à venir de la part du Conseil général.

11 juillet : Le président du Conseil général déclare à propos de la position du maire d'Angers. "Rendre responsable le Département de la forme du projet est purement hallucinant alors que tout a été réalisé à la demande de l'agglomération depuis l'origine de ce dossier (études, tracé, calendrier...).

4 septembre : Le Comité des décideurs du projet de liaison sud d'Angers regroupant les représentants des collectivités concernées par ce projet routier se réunit à la demande du Conseil général. 

A l'issue de la réunion, le Conseil général qui se désengage du projet de rocade sud  fait paraître le communiqué suivant :
« Le Conseil général de Maine-et-Loire a réuni, vendredi 4 septembre 2009, le Comité des Décideurs du projet de Liaison Sud d'Angers, regroupant les représentants des collectivités concernées par ce projet routier.  L'objet de cette réunion était la présentation de l'ensemble des études d'impact, des projections de circulation et des différents scénarios envisageables, y compris en accélérant le développement des transports en commun. Le Conseil général en charge de ces études avait accepté la maitrise d'ouvrage déléguée du projet à la demande de la Ville d'Angers et de la Communauté d'Agglomération d'Angers.
Compte tenu des interrogations soulevées par les prises de position divergentes exprimées au début de l'été par les élus de la Majorité municipale angevine, le Président du Conseil général a annoncé, au cours de cette réunion, sa volonté de rendre la maitrise d'ouvrage à la Communauté d'Agglomération afin qu'elle assume elle-même le pilotage de ce dossier. Le Conseil général considère de plus que ce projet n'est pas un simple projet routier mais relève avant tout d'un projet d'aménagement du territoire de la ville d'Angers et de l'Agglomération au moment où celles-ci par ailleurs doivent élaborer un nouveau PLU et un SCOT. Il appartient maintenant à la ville et à l'agglomération de clarifier leurs positions. Le Département s'attachera à travailler à partir de ce moment-là, de manière constructive avec l'agglomération, à la solution retenue ».
Le Président d'Angers Loire métropole regrette "le caractère unilatéral de cette décision". Et d'ajouter que "le dossier est pour le moins incomplet puisqu'il y manque les études origine-destination des flux de circulation, l’empreinte carbone et les études d'impact environnemental".

11 septembre : La Sauvegarde de l'Anjou attend un débat public sur le projet de rocade sud. Elle précise "qu'elle n’ignore pas les nuisances actuelles liées au trafic routier dans les zones agglomérées, notamment dans la commune des Ponts-de-Cé. Malheureusement la solution rocade risque d’être décevante, l’équation avancée de « plus de routes pour moins de voitures » ne s’étant jamais vérifiée dans les faits.  N’est il pas temps d’examiner sérieusement la proposition faite par le monde associatif dès 2004, à savoir une ligne de transport en commun en site propre dérivée de la première ligne de tram, reliant par le boulevard de Strasbourg le quartier Orgemont et son pôle Santé (2e pôle santé de l’agglomération, mal desservi) ? Prolongée au nord de la commune des Ponts-de-Cé jusqu’à la tête des ponts sur la Loire, elle offrirait à la fois un accès au centre ville à partir d’un parking relais et une desserte du nouveau pôle commercial Village Santé"

16 septembre : Le maire des Ponts-de-Cé demande à l'agglomération de "prendre la relève du Département pour terminer les études et finaliser cette liaison sud». Le maire de Sainte Gemmes-sur-Loire estime que "personne n'est en mesure de démontrer quelle pourrait être l'utilité d'un tel équipement puisque l'origine des flux de circulation à traiter n'est pas véritablement établie".

17 septembre : Des dossiers complets sur la rocade sud ont été transmis par le Conseil général à Angers Loire métropole. "Mais ces études sont incomplètes : il manque notamment l'origine et la destination des automobilistes susceptibles d'emprunter cette liaison. Par ailleurs, il nous faut un bilan carbone".

18 septembre : Le dossier de la liaison sud fera l'objet d'un Conseil d'agglomération spécial le mardi 10 novembre.

17 septembre : Marc Laffineur, député-maire d'Avrillé, juge qu'il est urgent d'attendre pour le projet de rocade sud pour coller au mieux aux évolutions des comportements des usagers que l'on sent "évoluer avec la crise énergétique et la prise de conscience sur le réchauffement climatique. "Cela nous paierait deux tiers d'une nouvelle ligne de tramway".

1er octobre : La maire de Bouchemaine déclare qu'elle n'est pas "favorable à une liaison sud". Elle préfère "qu'on place de l'argent dans les transports collectifs".

10 novembre : Le Conseil communautaire d'Angers Loire métropole délibère sur la liaison sud.
Il reprend la maîtrise d'ouvrage du projet de liaison sud après la décision du Conseil général de l'abandonner. Il décide de lancer les études complémentaires (étude carbone, flux...) et la concertation publique. Il demande au Conseil général de confirmer sa participation financière (50 %) selon un accord-cadre de 2006). L'agglo déclare vouloir étudier tous les scénarios possibles, incluant le contournement sud Loire et la réalisation de trémies et échangeurs sur les boulevards sud (solutions a priori inenvisageables par le Président d'Angers Loire métropole). Les scénarios qui semblent plus "réalistes" pour Angers Loire métropole: sont un maillage des transports en commun sans liaison sud, mais en utilisant la rocade Ouest, le CD112 Les Ponts-de-Cé – Ste Gemmes- Bouchemaine et le boulevard d'Arbrissel ou un maillage des transports en commun avec liaison sud.
La concertation va être lancée. "Pour une plus grande neutralité", Angers Loire métropole va saisir la Commission Nationale du débat public. Si elle accepte, elle accompagnera la démarche.