Lundi 14 octobre 2002

GEMMOISERIES : LA PLUIE DU MATIN A FAIT GRANDIR LA FOULE DE L'APRES-MIDI

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Le succès malgré un temps un peu mouillé. Les Gemmoiseries ont encore attiré des milliers de visiteurs dans le bas de Sainte Gemmes-sur-Loire.

Ca va devenir un problème. Même quand il ne fait pas beau, les Gemmoiseries attirent la grande foule. Les pluies éparses du matin et de la mi-journée avaient semé quelques gouttes de pessimisme parmi les organisateurs du Camp de César. Et puis, dès le début de l'après-midi, la foule a commencé à arriver. Qu'est-ce-que ç'aurait été s'il avait fait soleil ? Dans les vieilles rues du bourg de Sainte Gemmes, on se marchait sur les pieds hier devant certains stands, on piétinait dans les passages étroits. Et on faisait carrément la queue pour arriver à voir des petits bouts d'expos.

Toucher, regarder, goûter…

Car les Gemmoiseries, c'est un empire des sens qui ne cesse de s'étendre. Au départ, il y a les fruits, les fleurs et les légumes, ce qui fait déjà beaucoup à digérer. S'y sont greffées toutes sortes de gourmandises pour le goût, puis la vue, le toucher. On croque des yeux les belles poires - ne pas toucher SVP -des Croqueurs de pommes, et on se rabat sur le four à bois qui vous sort ses brûlantes fouées à l'ancienne. Les cucurbitacées, qui sont devenues les incontournables de toutes les manifestations automnales, ont le gros avantage de plaire quel que soit l'angle d'attaque : c'est beau à regarder, amusant au toucher et parfois, ça se mange.
Les Gemmoiseries ne sont pas seulement un très bel étalage végétal. On y trouve aussi la respectable collection de sécateurs de Maurice Ouvrard (merci au passage au marquis de Molleville, inventeur du sécateur vers 1807), les bons conseils de la LPO pour fournir de gentils abris aux petits oiseaux, des lamas promeneurs d'enfants, du mobilier de jardin et des idées de vérandas.

Prendre de la distance

Mais tout ça ne suffisait pas. L'édition d'hier des Gemmoiseries, c'était encore les expositions du presbytère, et là ça commençait à bouchonner sérieusement. Dommage pour ceux qui auraient voulu faire plus ample connaissance avec l'art et la manière de tresser le saule, c'est du plus bel effet. Sortie du presbytère en direction de l'église : là on canalise carrément, les objets présentés auraient, il est vrai, mal supporté la bousculade.

Ne parlons pas de la bousculade dans la mairie, transformée en galerie d'art pour le salon de peinture….

Jean-Michel Trotignon